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Le jazz s’est toujours construit sur le rythme. Bien avant d’être un genre harmonique sophistiqué, c’est avant tout une musique de pulsation, de groove, de dialogue entre les instruments — et ce dialogue doit énormément aux traditions percussives venues d’ailleurs. De la Nouvelle-Orléans aux scènes européennes actuelles, les musiciens de jazz n’ont cessé de puiser dans des sonorités rythmiques héritées d’Afrique, des Caraïbes ou d’Amérique latine pour nourrir leur sens du swing et de l’improvisation.

Une rythmique nourrie par les percussions du monde

Cette curiosité rythmique ne s’est jamais arrêtée à la batterie traditionnelle. Congas, djembés, cajóns, ou percussions asiatiques : autant d’instruments qui ont enrichi la palette sonore du jazz au fil des décennies, en particulier dans ses courants les plus ouverts à la fusion, comme le jazz afro-cubain ou le jazz world. Pour qui souhaite s’initier à ces sonorités ou simplement les découvrir, on retrouve aujourd’hui une belle variété de percussions traditionnelles chez des spécialistes comme instruments du monde, qui proposent une sélection d’instruments rythmiques venus des quatre coins du globe.

Ce qui frappe, en explorant ces percussions, c’est la diversité des techniques de jeu : chaque instrument impose sa propre grammaire rythmique, ses propres nuances de frappe, ses propres silences. Une richesse qui explique pourquoi tant de musiciens de jazz, en quête perpétuelle de nouvelles couleurs sonores, continuent d’aller chercher l’inspiration du côté des percussions traditionnelles plutôt que de se limiter à la seule batterie.

Le tongue drum, une percussion accessible pour improviser

Parmi les instruments de percussion apparus plus récemment, le tongue drum occupe une place particulière. Sa forme arrondie, évoquant une soucoupe, et ses « langues » métalliques qui produisent des notes douces et prolongées en font un instrument étonnamment proche de l’esprit du jazz : on peut y improviser librement, sans notion de solfège, en laissant simplement le rythme guider la main.

Comme le détaille cet article consacré au tongue drum, le choix du nombre de langues, de la gamme (pentatonique pour débuter, diatonique pour aller plus loin) et de la forme des languettes permet d’adapter l’instrument à chaque niveau. Un point commun avec l’esprit du jazz : quelle que soit la gamme choisie, il n’existe pas de fausse note, seulement des combinaisons à explorer au fil de l’improvisation.

Un même goût pour l’exploration rythmique

Qu’il s’agisse des percussions traditionnelles qui ont façonné l’histoire du jazz ou d’un instrument aussi contemporain que le tongue drum, un même fil conducteur se dessine : le rythme comme terrain de jeu et d’improvisation. Se laisser tenter par une percussion venue d’ailleurs, ou par un tongue drum pour s’initier en douceur, c’est une manière simple de renouer avec cette curiosité rythmique qui a toujours fait la richesse du jazz.

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